Remise en service du gaz après une coupure GRDF : démarches et délais

La remise en service du gaz après une coupure GRDF passe obligatoirement par un technicien du gestionnaire du réseau. La demande est en général déposée par le fournisseur d’énergie, qui transmet l’ordre d’intervention à GRDF. La démarche, le délai et le coût varient selon la cause de la coupure.

Gaz coupé : identifier la cause avant d’agir

Cinq situations se présentent le plus souvent : un impayé, une coupure demandée (déménagement, résiliation), des travaux sur le réseau ou dans le logement, une coupure de sécurité après une fuite ou une installation jugée dangereuse, et enfin un simple blocage du compteur de gaz ou un robinet resté fermé.

Un courrier du fournisseur, un avis de travaux dans l’immeuble ou un compteur scellé donnent en général la réponse. Le cas d’un logement dont le gaz a été fermé au départ de l’ancien occupant est détaillé dans le dossier sur le gaz coupé entre locataires.

Si seule la chaudière ne démarre plus, la fourniture n’est pas forcément en cause. Une panne d’électricité peut aussi bloquer un appareil à allumage électrique, et la page sur le diagnostic d’une coupure de courant aide à distinguer les deux pannes.

Qui contacter : fournisseur ou distributeur

Le fournisseur reçoit les demandes liées au contrat : impayé, résiliation, réouverture après un déménagement. C’est lui qui commande à GRDF l’intervention de rétablissement, ce que le catalogue des prestations du distributeur précise pour la coupure pour impayés.

GRDF traite directement les incidents sur le réseau, les coupures de sécurité et le suivi d’une interruption pour travaux. En cas de doute sur la cause, commencer par le fournisseur permet d’être orienté vers le bon interlocuteur.

Dossier de contrat de gaz et téléphone posés sur une table de cuisine

Gardez sous la main le numéro du point de livraison, la référence du contrat et l’adresse exacte. Ces trois éléments évitent un aller-retour qui retarde le rendez-vous.

Remise en service après une coupure pour impayé

Le fournisseur n’envoie l’ordre de rétablissement qu’une fois la dette réglée ou un échéancier accepté. Payer la somme demandée et conserver la preuve du règlement (relevé de compte, reçu) reste la première étape.

Une coupure suppose un courrier préalable, et GRDF ne coupe pas si le client prouve l’une de ces trois situations :

  • une demande d’aide au Fonds de solidarité pour le logement déposée depuis moins de 2 mois ;
  • une notification de recevabilité d’un dossier de surendettement datée de moins de 3 mois ;
  • le règlement de la somme réclamée au fournisseur.

Quand le client a déjà reçu une aide du fonds pour une facture et ne règle pas la suivante dans les 14 jours, le fournisseur doit lui laisser 30 jours supplémentaires avant d’interrompre la fourniture (décret n° 2008-780 du 13 août 2008).

La trêve hivernale court du 1er novembre au 31 mars pour la résidence principale : pendant cette période, le fournisseur ne peut pas couper le gaz naturel pour impayé. Il peut le faire dès la fin de la trêve, après un courrier annonçant la coupure. Le fioul, le bois et le gaz en citerne ne sont pas concernés.

Après un impayé, certains foyers profitent du rétablissement pour changer d’offre. Le fonctionnement d’un comparateur de prix de gaz aide alors à trier les contrats.

Délais et frais de l’intervention

Le catalogue de GRDF prévoit un tarif de base pour le rétablissement après impayé, qui comprend le déplacement du technicien et la réouverture. Deux suppléments existent : le supplément express, pour un délai plus court que le délai standard, et le supplément en urgence, pour une intervention le jour même.

Ces options dépendent de la disponibilité des équipes et ne sont pas toujours accessibles selon le type de compteur. Les montants sont révisés chaque 1er juillet : vérifiez la grille en vigueur auprès de votre fournisseur avant de choisir.

Le technicien ne peut pas intervenir si personne n’est présent. Le catalogue prévoit alors des frais de déplacement vain, et des frais de dédit si le rendez-vous est annulé ou reprogrammé tardivement, c’est-à-dire moins de deux jours ouvrés avant la date convenue. Les suppléments express ou urgence restent dus quand GRDF s’est déplacé sans pouvoir intervenir du fait du client.

Le jour du rendez-vous : présence et contrôle du compteur

Pour un rétablissement après impayé, la présence du client est obligatoire. Le technicien rouvre l’alimentation, puis contrôle que le compteur et l’installation ne présentent pas d’anomalie avant de remettre le gaz en service.

Flamme bleue d'une gazinière rallumée après la remise en service

Un compteur fermé depuis longtemps peut donner lieu à des vérifications supplémentaires, dont un certificat de conformité de l’installation intérieure, selon la durée de fermeture et les conditions du distributeur. Se renseigner auprès du fournisseur au moment de la demande évite une mauvaise surprise le jour même.

Il en va de même pour des travaux : pour couper le gaz le temps d’un chantier, l’artisan prévient le fournisseur, et la remise en service se prépare comme une coupure demandée.

Après la réouverture : rallumer les appareils

Une fois le gaz rétabli, ouvrez les robinets des appareils un par un, rallumez la gazinière puis réamorcez la chaudière selon la notice. Une odeur de gaz, une flamme jaune ou un appareil qui s’éteint seul signalent une anomalie : fermez le robinet, aérez et contactez le distributeur ou un professionnel.

Pour une installation intérieure défaillante, le choix d’un spécialiste pour les travaux de plomberie et de gaz détermine la qualité de la remise en état.

Un compteur scellé ne se rouvre jamais soi-même : seule l’intervention de GRDF est autorisée, et une réouverture sans autorisation expose à des sanctions. Avant le rendez-vous, notez l’index du compteur pour pouvoir le comparer à celui du technicien.

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